Zizanie autour d’un dépôt de matériaux
août 29, 2006
Depuis le mois de mars, les riverains de la route de la Petite-Plaine ont remué ciel et terre pour demander l’enlèvement d’un dépôt de matériaux qu’ils jugent insalubres. L’entrepreneur qui l’utilise fait la sourde oreille, malgré les mises en demeure des autorités. À bout de patience, les habitants, qui n’ont cessé de brandir le spectre du chikungunya, ont prévu d’organiser une manifestation demain mercredi.[29 août 2006]
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Une semaine offerte pour tout abonnementPétition avec une quarantaine de signatures, démarches auprès de la préfecture et de la mairie, conférence de presse… Toujours rien n’a bougé ou presque depuis que quelques habitants de la route de la Petite-Plaine ont commencé à dénoncer, depuis le mois de mars dernier, la présence d’un “dépotoir au cœur du quartier” pour utiliser leurs propres termes (voir nos précédentes éditions). L’entrepreneur qui y a déposé tôles, planches, parpaings, tuyaux, appareils sanitaires usés et autres matériaux de construction, a totalement ignoré la demande. Pas la moindre réaction, “à part l’installation de statues de divinité hindoue et quelques tontes de gazon”, malgré un arrêté préfectoral relatif à la nécessité d’enlever tout “dépôt insalubre sur la commune” suivi d’une mise en demeure par la mairie de la Plaine-des-Palmistes. Le délai de deux mois, accordé par la municipalité à l’entrepreneur est expiré depuis le 23 juillet dernier mais ce dernier ne s’est toujours pas exécuté. Au grand dam des riverains qui n’ont cependant pas baissé les bras. Depuis le début, ils ont évoqué “la menace sur la santé publique que représentait le dépotoir, en période d’épidémie de chikungunya”.
REPRISE DU DIALOGUE
Leur crainte s’est récemment amplifiée avec les dernières conclusions des scientifiques concernant la résistance du moustique au delà des 1200 m. Un sujet abordé lors d’une réunion d’information qu’ils ont organisée samedi dernier chez un habitant, animée par l’association Île de la Réunion contre le chikungunya (IRCC) présidée par Josette Brosse. Celle-ci a notamment rappelé à la vingtaine de personnes présentes, les précautions à prendre, la nécessité d’isoler les malades mais aussi les cycles de vie des moustiques vecteurs de la maladie. Toutefois, l’IRCC ne participera pas à la manifestation que les habitants ont prévu d’organiser demain après-midi. “Nous avons préféré prendre connaissances du dossier d’abord, tout en prônant une reprise du dialogue entre les parties concernées”, a précisé Josette Brosse qui pense que “la mairie devrait être à même de régler le conflit”. Le maire par délégation Jean-Marc Marianne, lui, se montre très prudent et s’interroge si dans cette histoire, “Le chik ne serait-il pas qu’un bouc émissaire ? La mairie n’a rien à se reprocher”. “Il s’agit d’un problème de particulier à particulier. En revanche, si ça représente réellement un danger pour la santé publique, la commune n’attendra pas pour intervenir. D’ailleurs, en collaboration avec la Cirest, toutes les dispositions ont été prises sur le territoire de la Plaine-des-Palmistes - nettoyage des ravines, démoustication dans les écoles… - même à l’époque où l’on disait que les moustiques ne venaient pas chez nous”. Par ailleurs, Jean-Marc Marianne a fait savoir qu’après plusieurs rendez-vous manqués avec l’entrepreneur en question, ce dernier s’est enfin rendu à la mairie hier après-midi. Il aurait alors expliqué que les matériaux seraient destinés à la construction d’un bâtiment et qu’il ne s’agit nullement d’un stock de matériaux usés. La police municipale aurait confirmé cette thèse.
APPEL À LA DRASS
Pour répondre à la question de savoir, “l’endroit est-il insalubre ou pas ?”, la municipalité préfère “faire appel aux services de la Drass” comme l’a indiqué M. Marianne : “Ensuite, nous allons agir en fonction des réponses que nous aurons auprès de la Drass”. Les riverains ne voient de bon œil cette démarche et se tiennent prêts à manifester demain mercredi, “pour demander à la mairie de faire appliquer la loi. Dans un courrier du 4 juillet que la préfecture nous a adressé, il est clairement indiqué que le problème de salubrité relève de la compétence du maire et de personne d’autre”. Et de se demander aussi “pourquoi le caractère insalubre du site est remis en cause aujourd’hui alors que la municipalité a déjà procédé à une mise en demeure à l’encontre de l’entrepreneur de retirer les éléments stockés, au mois de mai ?”. Les riverains souhaitent obtenir une bonne fois pour toute, des réponses claires et précises demain après-midi à la mairie à la suite d’une marche dont le départ est prévu devant l’arrêt de bus de la rue Berthin à partir de 14h30.
P.R.
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Calcior : l’option pollution zéro
août 28, 2006
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VALORISATION DES DÉCHETS Calcior : l’option pollution zéro
Publié dans l’édition du mardi
Simple
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Potable mais ?
août 28, 2006
SOURCE TEMOIGNAGE Publié dans l’édition du samedi 26 août 2006 (pages 6 et 7)L’île ne manque pas d’eau. En revanche, le déficit d’installations pour traiter les eaux usées est flagrant même si des travaux sont en cours. Par ailleurs, il faudra répondre aux besoins en eau de notre population qui va en augmentant.
ENVIRONNEMENT
“Des pesticides sont apparus de manière récurrente sur une quinzaine de captages”.
“La qualité sanitaire de l’eau distribuée en 2003 laisse apparaître des problèmes liés à la macro-biologie, à la présence intermittente de matière en suspension lors des pluies, ainsi qu’à l’agressivité des eaux trop faiblement minéralisées. Par ailleurs, la teneur en nitrates est devenue préoccupante au cours de la première décennie, et des pesticides sont apparus de manière récurrente sur une quinzaine de captages.
Sans qu’il y ait systématiquement danger pour la population, ces dépassements faibles et temporaires des normes de potabilité doivent être interprétés comme un signal d’alarme. Pour les eaux superficielles, il est nécessaire d’installer des usines de potabilisation adaptées. Par ailleurs, des périmètres de protection doivent être instaurés pour éviter les pollutions accidentelles tandis que l’extension des pratiques d’agricultures raisonnée limitera la pollution diffusée”.
(“Ter” 05-06 P.44)500 millions de m3 prélevés par an
“Les eaux superficielles, prélevées dans un cours d’eau ou dans une retenue d’eau, sont abondamment utilisées par les centrales hydroélectriques et l’agriculture. Le turbinage électrique prélève ainsi plus de 500 millions de m3 annuellement à Takamaka, à Langevin, dans la Rivière de l’Est, le Bras de la Plaine et le Bras des lianes. Quant aux 3 périmètres irrigués (ceux du Bras de la Plaine, du Bras de Cilaos et du transfert des eaux), ils utilisent environ 80 millions de m3 par an”.
(“Ter” 05-06, P.44)Les prévisions
À l’horizon 2030, les besoins totaux sur l’île ont été estimés entre 1,5 million de m3/jour et plus de 2 millions de m3/jour alors que les besoins actuels se situent entre 1,2 million de m3/jour en moyenne et 1,7 millions de m3/jour en période de pointe (en tenant compte des rendements actuels des réseaux).
Sachant que les ressources potentiellement exploitables sont comprises entre 3,2 et 3,9 millions de m3/jour selon les conditions hydrologiques annuelles, on peut en déduire que La Réunion pourra faire face à sa croissance. À condition toutefois de savoir préserver et mieux exploiter ces ressources dès aujourd’hui.194 captages vulnérables aux pollutions
Dans le cycle de l’eau, les rivières, les nappes souterraines et le littoral marin constituent à la fois les sources d’approvisionnement en eau nécessaire aux activités humaines et les milieux récepteurs des rejets après utilisation. En ce sens, la gestion qualitative de l’eau est un enjeu essentiel : le devenir des milieux et des nombreux usages de l’eau sont en effet étroitement dépendants de la qualité de la ressource, de sa protection et notamment de la façon dont sont gérés les rejets.
Les dépassements temporaires des normes de potabilité sont préoccupants : près de la moitié des unités de distribution délivrent une eau ponctuellement, régulièrement ou chroniquement contaminée. Par ailleurs, l’évolution des taux de nitrates observée au niveau de certaines unités de distribution peut être interprétée localement comme un signal alarmant de dégradation de la ressource.
La population réunionnaise est alimentée par plus de 194 captages dont au moins la moitié sont jugés vulnérables aux risques de pollutions. Or, il n’existe à l’heure actuelle que 47 périmètres de protection réglementairement instaurés (il y en avait seulement 8 en 1998, et les procédures sont en cours pour la plupart des communes).800 millions d’euros d’investissements à l’horizon 2020
La priorité est donnée depuis longtemps à l’adduction d’eau qui nécessite encore, à l’heure actuelle, des financements conséquents. Ce contexte n’a pas permis à l’assainissement de bénéficier de l’attention nécessaire, comme le prouve le constat de sa mauvaise qualité. La mise en conformité réglementaire et la protection des milieux entraîneront des investissements considérables (plus de 800 millions d’euros à l’horizon 2020) et auront une répercussion importante mais nécessaire sur le prix de l’eau.
La pollution véhiculée par les eaux usées et les eaux pluviales est un facteur de dégradation très important de la qualité des ressources en eaux des milieux aquatiques continentaux et des lagons.Pourquoi le prix de l’eau varie selon les communes ?
Le prix de l’eau est fixé par chaque collectivité. Les disparités qui existent d’une collectivité à l’autre sont souvent dues à des différences de conditions géographiques, climatiques ou des investissements et du fonctionnement des équipements nécessaires à la production, la distribution de l’eau potable ainsi qu’à la collecte et au traitement des eaux usées déjà réalisés par le service de l’eau. La densité de la population desservie est aussi un élément déterminant.(Source : Centre Information sur l’eau, 54 questions pour tout savoir sur l’eau)
Synthèse
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Etat des ressources en eau de La Réunion
août 28, 2006
Le 14 juin 2006, l’Office de l’Eau a présenté son bilan trimestriel sur l’état des ressources en eau de La Réunion, la qualité des eaux superficielles et souterraines de l’île. Si l’approvisionnement en eau potable ou pour l’irrigation est assurée pour les mois à venir, en revanche, il faut se pencher sur la pollution de l’eau qui au niveau de certaines rivières doit interpeller.
LES deux épisodes pluvieux du début de l’année, en février puis en mars 2006 avec la tempête tropicale Diwa, ont reconstitué les ressources en eau de l’île, dont le tarissement commençait à devenir préoccupant. L’ensemble des cours d’eau et des rivières a connu des crues notables ou conséquentes, mais pas exceptionnelles, au regard des précipitations enregistrées pour Dina en 2002.
En ce début d’hiver austral, en termes d’usages de nos ressources en eau superficielle, les trois quarts de l’île sont en situation excédentaire. Restent la région Sud et le secteur des Plaines qui sont encore déficitaires. Les retenues d’eau artificielle sont remplies, l’approvisionnement en eau potable ou pour l’irrigation est garanti pour les mois à venir.Un stockage éphémère
Si les eaux souterraines ont également bénéficié de ces deux phénomènes pluvieux salvateurs, en particulier dans le Nord et le Nord-Ouest de l’île, les deux derniers mois de relâche pluviométrique ont conduit à un nouveau phénomène de tarissement. Les précipitations ont certes amélioré l’état des ressources, mais elles sont amenées à nouveau à se dégrader jusqu’à la prochaine saison des pluies, et c’est particulièrement vrai dans le Sud tributaire de la pluviométrie des prochains mois.
Pour Jean-Luc Folio, hydrogéologue à l’Office de l’eau, “les nappes réunionnaises ont une excellente capacité de stockage. Mais cela ne perdure pas car les eaux sont progressivement chassées en mer (…). Plusieurs épisodes pluvieux sont plus bénéfiques pour les nappes qu’un ou deux épisodes intenses”. Quant à la qualité des eaux de surface, elle varie d’un cours d’eau à l’autre de l’île, d’un paramètre de mesure à l’autre. Olivier Navarro, ingénieur qualité des eaux à l’Office de l’Eau, explique que la pollution peut se traduire soit par les eaux usées, soit par l’élevage.Les nitrates : “paramètre dégradant”
Les analyses faites au niveau de la Rivière du Mat, à Saint-André, ne sont pas satisfaisantes, les résultats sont même “très mauvais” : plus de 50 mg/l de matières en suspension et plus de 1 mg/l de phosphore. Idem au niveau de la Rivière Saint-Étienne, à Saint-Pierre, qui enregistre beaucoup trop de matières en suspension, charriées à l’aval des cours d’eau par les pluies. Dans l’Ouest cette fois, la Ravine Saint-Gilles enregistre un taux très élevé de nitrates, généralement satisfaisant sur l’ensemble des rivières de l’île. Engrais agricoles ou eaux usées ? Olivier Navarro met en cause le dysfonctionnement de la station d’épuration, rappelant qu’à La Réunion près de 60% des habitations ne sont pas reliées à un système collectif de fosse septique et qu’il y a de vrais soucis de fonctionnements. L’analyse des eaux souterraines de la Rivière Saint-Gilles n’est guère plus conluante : la bactériologie offre une eau de très mauvaise qualité. Les eaux de surface sont également passablement polluées par des bactéries issues de l’élevage dans le périmètre de l’Hermitage, Saint-Denis et plus largement dans la Région Est. Enfin, Olivier Navarro souligne que contrairement au taux de nitrates habituellement enregistré de 1 ou 2 mg/l, les eaux souterraines de l’île semblent particulièrement affectées par ce paramètre élevé entre 13 et 15 mg/l. Sur Saint-Denis, Saint-Louis, sur plusieurs points de contrôle dans l’Ouest. Il rappelle que c’est “un paramètre dégradant qui s’élève au fur et à mesure du temps.” Si cette proportion est encore qualifiée de “moyenne”, il ne faut que quelques milligrammes par litre pour atteindre le “médiocre” et le “très mauvais”.
Stéphanie Longeras
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INCINÉRATEUR À SAINT-PIERRE
août 28, 2006
Le rassemblement est prévu à partir de 9h30 vers le boulodrome, situé sur le front mer de Pierrefonds, cette ville du Sud. La crainte des habitants est grande car, rien, aujourd’hui, ne permet d’affirmer que cette machine à dioxine ne verra pas le jour.
Patrick Picardo, le Président du collectif Groupement Actions Citoyens, ne cache pas son inquiétude. Si cet incinérateur - que l’on refuse dans d’autres villes - sort de terre, ce sera, d’après lui, la catastrophe. Les fumées lâchées sont en fait nocives. Résultat des courses : il y a un risque imminent de pollution de l’environnement et de ses habitants. Les représentants de ce groupement, 150 environ, veulent un débat public, non pas sur ce projet d’incinérateur mais sur la gestion des déchets à La Réunion. Ce problème doit être traité à la base. Les usines ne doivent plus produire de produits non recyclables. Voilà, Mesdames et Messieurs les décideurs, un beau sujet de réflexion non polluante !
Ne pas produire de produits non recyclables
Le Groupement Actions Citoyens ne se borne pas à protester mais propose également d’autres pistes de réflexion pour cette affaire de gestion des déchets. Il suggère l’agrandissement du centre d’enfouissement de Saint-Pierre ou la création de ce genre d’outil dans l’Ouest ou encore la dotation aux maisons de nouvelles poubelles. Ces propositions semblent être réalisables, et surtout elles ne présentent aucun danger pour la santé des Réunionnais. S’il le faut, ce collectif sudiste exprimera son désaccord à cette installation à dioxine, la semaine prochaine aux portes du Conseil général.
“Un incinérateur n’élimine pas les déchets”
Le Centre National d’Information Indépendante sur les Déchets (CNIID), co-fondé par Pierre Emmanuel Neurohr, mène bataille contre l’incinération et pour la réduction des déchets à la source.
Les incinérateurs sont-ils dangereux pour la santé des riverains ?
- Pierre Emmanuel Neurohr : Les exploitants trouvent eux-mêmes dans leur propre fumée des substances extrêmement toxiques comme les métaux lourds, les dioxines. Ils font pourtant ensuite semblant de s’étonner que des études épidémiologiques montrent qu’il y a plus de cancers et de malformations autour de leurs incinérateurs. C’est d’une parfaite logique : on ne peut pas imaginer mettre en place une usine avec une cheminée qui crache des produits hautement toxiques pour la santé et espérer qu’il n’y aura pas d’impacts dans l’environnement et dans le voisinage. À moins de croire au Père Noël. Quand les expertises ne sont pas financées par l’industrie, le constat est sans appel : à Besançon, il y a 2,3 fois plus de cancers liés à la dioxine autour de l’incinérateur que dans le reste de la ville. Une autre étude indépendante a été menée en Rhône-Alpes : elle atteste la naissance de plus d’enfants malformés autour des incinérateurs de la région.
Vous parlez de “meurtre chimique”. Le terme n’est-il pas excessif ?
- La dioxine a commencé à être étudiée dans les années 50. Le fait que les incinérateurs de déchets produisent de la dioxine est connu depuis la fin des années 70. Cela fait donc 30 ans. Depuis 1988, sur la base d’enquêtes du Ministère de l’Environnement américain, on sait que la dioxine est cancérigène. En février 1997, l’Organisation Mondiale de la Santé a reconnu sa nocivité pour l’Homme. Continuer à mettre en place des machines dont on sait qu’elles vont propager une telle substance est scandaleux. Et ce, quelle que soit la législation en place : car on peut réduire la proportion de la dioxine rejetée mais pas la supprimer. Que penser d’un chauffard qui dirait : “j’ai écrasé 10 gosses l’an passé, mais cette année je réduis ma vitesse pour en écraser seulement 5” ?
Les industriels affirment que les nouveaux incinérateurs sont propres…
- Les industriels ont perdu toute crédibilité. Depuis 5 ou 6 générations d’incinérateurs, cela se passe de la même manière : ils affirment que la dernière génération de leurs usines ne posera plus de problèmes. Et chaque fois, après coup, nous constatons qu’on a utilisé les voisins de ces usines comme des cobayes. Des responsables de Tiru, la société qui gère 3 des plus gros incinérateurs de déchets autour de Paris, ont déclaré en 1995 dans “Libération”, que leurs cheminées rejetaient “de la vapeur d’eau d’Évian”. Il a été prouvé, depuis, que l’usine de Saint-Ouen est l’une des plus grosses sources de dioxine en France. Les mêmes nous font pourtant aujourd’hui encore le coup de “c’est nouveau, donc c’est tout beau”.
… la réglementation s’est pourtant durcie…
Dans la nouvelle législation européenne traduite en droit français en 2002, on ne prend toujours en compte que 20 polluants parmi les centaines diverses et variées que produisent les incinérateurs. C’est déjà une façon de biaiser le problème. De plus, concernant ces 20 substances, l’approche choisie consiste à mesurer la pollution par mètre cube de fumée. Cela ne veut rien dire : ce qu’il faut estimer, c’est l’accumulation des mètres cubes de fumée mois après mois, années après années. La combustion d’une tonne de déchets ménagers produit 6.000 m3 de gaz. Un incinérateur de taille moyenne traite 200.000 tonnes de déchets par année (celui prévu à Fos-sur-Mer devrait en brûler 500.000) et ce durant 20 à 25 ans. Prenons le mercure, l’une des 20 substances réglementées : 0,05 mg de mercure par m3 sont autorisés par la loi, ce qui peut sembler peu. Mais sur la durée de vie d’une machine, le voisinage va être exposé à des doses qui se comptent en réalité en centaines de kilo…
… mieux vaut-il une décharge à ciel ouvert, comme à Entressen, qu’un incinérateur ?
- Mieux vaut réduire la production des déchets à la source. Justifier la construction d’un incinérateur par la nécessité de fermer une décharge est un argument extrêmement classique dans les couloirs des Ministères de l’Environnement et de l’Industrie. Mais il ne tient pas. L’expression “élimination des déchets” en matière d’incinération est abusive. Elle repose sur l’illusion d’un procédé magique. En aucun cas les déchets ne seront éliminés dans un incinérateur. Ils vont être simplement redistribués dans différents médias : certains rejets iront dans l’eau, d’autres dans l’air, le reste finira sous forme solide. Un incinérateur traitant 500.000 tonnes va engendrer 150.000 à 200.000 tonnes de mâchefers, le terme euphémistique pour désigner les cendres toxiques. Ces cendres sont “recyclées” partiellement dans les revêtements sur les routes. Autre exemple : 100% des métaux lourds qui rentrent dans l’incinérateur en ressortiront. Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme.
Que compte faire le CNIID contre le projet d’incinérateur défendu par la Communauté urbaine de Marseille ?
- Le projet de Fos-sur-Mer est un cas très classique. Ses promoteurs ne proposent aucune réflexion sérieuse sur la réduction des déchets à la source. L’idée selon laquelle la richesse d’un pays dépend de la quantité de déchets qu’il jette est encore très répandue. Ils veulent nous imposer une machine qui coûte extrêmement cher. Pour rembourser le capital investi, il ne faudra surtout pas réduire le flux de déchets envoyés vers l’incinérateur et cela interdira durant longtemps l’émergence de toute alternative. Les gens qui habitent près de l’étang de Berre sont déjà soumis à des émissions de dioxines par des entreprises qui font de la récupération de métaux non ferreux et brûlent des plastiques comme le PVC. La Mairie de Marseille s’est sans doute dit qu’en ajoutant un incinérateur, les riverains ne verraient pas la différence. Heureusement, beaucoup d’associations se bougent car les habitants ont atteint en quelque sorte le “seuil de douleur”. Leurs enfants sont suffisamment exposés aux industries polluantes. Ils n’ont plus envie d’être complètement sacrifiés. Avec notre aide, celle du WWF, des associations de terrain, des Verts, il y a peut-être moyen de gagner la bataille contre l’incinérateur, le plus gros à être actuellement envisagé en France. Notre avocat va faire en sorte, dès que sera édicté un arrêté préfectoral autorisant la mise en place de cette usine, d’obtenir sa cassation en arguant de deux principes légaux jamais respectés en France : le principe de nécessité et celui de précaution. L’incinérateur ne se justifie pas alors que les efforts sérieux de réduction des sources, de compostage et de recyclage n’ont manifestement pas été réalisés dans le département. Le principe de précaution est foulé au pied compte tenu des dangers pour la santé publique.
Propos recueillis par Michel Gairaud
(Source le Ravi du 1-09-04)
Une communication sur un plan phytosanitaire…
Mais quand sera-t-il appliqué ?
Soyons justes, reconnaissons que les Ministres de l’Agriculture et de la pêche, et de l’Écologie et du Développement durable, respectivement Dominique Bussereau et Nelly Olin, ont présenté, fin juin, en Conseil des Ministres, une communication sur le plan interministériel, mis en place conjointement avec les Ministres chargés de la Consommation et de la santé, et destiné à réduire les risques que l’utilisation des pesticides (phytosanitaires et biocides) peut générer sur la santé, notamment celle des utilisateurs, l’environnement et la biodiversité.
Ce plan prévoit la réduction de 50% des quantités vendues de substances actives les plus dangereuses. 4 axes pour réaliser ce plan :
- Agir sur les produits en améliorant leurs conditions de mise sur le marché,
- Agir sur les pratiques et minimiser le recours aux pesticides,
- Développer la formation des professionnels, et renforcer l’information et la protection des utilisateurs,
- Améliorer la connaissance et la transparence en matière d’impact sanitaire et environnemental.
Comme d’habitude, beaucoup de bonnes volontés demandées et peu de contrôles d’une industrie florissante.
Les actions qui le composent sont organisées en 5 axes. Les procédures d’évaluation des produits seront améliorées, et la gestion des risques liés à la distribution et à l’utilisation des produits phytosanitaires sera renforcée, en assurant notamment une traçabilité des ventes de pesticides. Afin de limiter la mise sur le marché des substances cancérogènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction, la France défendra auprès de la Commission européenne l’application du principe de substitution dans la réglementation communautaire, et ces produits seront fortement taxés au titre de la redevance qui sera prélevée par les agences de l’eau. La vente aux jardiniers amateurs de produits ne portant pas la mention “emploi autorisé dans les jardins” sera interdite. Les contrôles lors de la distribution et de l’utilisation des produits seront renforcés. Les pratiques et systèmes de production qui emploient moins de pesticides seront encouragés par l’acquisition et la diffusion de références techniques et par des incitations financières. Une zone non traitée d’au moins 5 mètres le long des cours d’eau sera rendue obligatoire afin de limiter les transferts de pesticides dans l’eau, et la qualité des pulvérisateurs sera améliorée grâce à un contrôle périodique obligatoire. Les opérations de récupération et d’élimination des produits phytosanitaires seront étendues en 2006 aux stocks d’arsénite de soude (produit hautement toxique maintenant interdit). La formation des professionnels, distributeurs ou applicateurs agréés de produits phytosanitaires intégrera un volet relatif aux risques sanitaires et environnementaux. Les médecins en milieu rural seront également informés et formés sur les risques liés aux pesticides. Les distributeurs de produits seront encouragés à mettre en vente, conjointement avec leurs produits, les équipements de protection individuelle les mieux adaptés.
L’observatoire des résidus de pesticides (http://www.observatoire-pesticides.fr) rassemblera et valorisera les informations sur la présence des pesticides dans l’environnement afin de caractériser l’exposition de la population et des écosystèmes, et d’améliorer l’information du public avec l’ouverture d’un site Internet. Des études épidémiologiques permettront de mieux connaître l’impact des pesticides sur la santé des travailleurs. Un comité de suivi de l’efficacité du plan, ouvert à la société civile, sera mis en place pour évaluer les progrès accomplis. Il s’appuiera sur des indicateurs synthétiques de risque.
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L’île de La Réunion, île poubelle ?
août 28, 2006
Environnement : depuis quelques années, ce mot, auparavant inconnu, est sur toutes les lèvres, et il a aussi envahi les médias. Le milieu dans lequel nous vivons, notre cadre de vie, l’air que nous respirons, l’eau que nous buvons ou dans laquelle nous nous baignons, les animaux, les arbres, les maisons qui nous entourent, tout cela constitue notre environnement. Et si l’on parle tant de celui-ci, aujourd’hui en ce 21ème siècle, c’est parce que l’accroissement prodigieux des habitants de notre Terre et leurs puissances techniques sans cesse croissantes portent en eux toutes les potentialités d’un mieux vivre mais aussi paradoxalement toutes les capacités nocives qui peuvent concourir à notre disparition.
ENVIRONNEMENT
COMMENT ne pas cautionner les efforts des villes de l’île, des Communautés de communes, pour enrayer la pollution sur cette minuscule portion de notre planète. Cela suffit-il ? non ! Mille fois non. Comme on ne peut pas mettre un gendarme derrière chaque citoyen, ni un élu derrière chaque “pollueur”, alors il faut que nous prenions tous nos responsabilités, chacun de nous devra agir en citoyen responsable.
Le C.T.R. (Comité du tourisme régional), les Syndicats de tourisme des communes lancent des appels pressants à travers leurs publicités pour vanter notre île, en la dénommant “île propre”, “île intense”. Malheureusement, la réalité la révèle autrement. Notre île devient de plus en plus une île où les déchets défigurent notre patrimoine paysager.
Qui d’entre nous peut dire sans rire, que notre île est une île touristique qui attire les touristes du pays comme de l’extérieur ? J’ai parcouru en long et en large cette île. La pollution est partout.
Il y a deux types de pollueurs :
- Le pollueur non intentionnel qui jette à droite et à gauche ses déchets sans tenir compte, ni pour lui, ni pour les autres, de son environnement. Sans aucun doute une bonne information et formation seraient nécessaires à grande échelle.
- Le pollueur conscient qui pollue pour “le plaisir” de polluer. Celui-là défie les lois, l’environnement, les habitants de ce pays.
Le principe du “pollueur-payeur” doit s’appliquer pleinement dans notre pays. Il y a, malheureusement, trop de pollueurs intentionnels dans toute l’île.
La pollution des eaux est de plus en plus inquiétante. Il suffit à chacun, pour se rendre compte de la gravité du problème, de regarder nos rivières rouler ses eaux répugnantes. Nos quelques industries s’avèrent ainsi très polluantes : c’est le cas malheureusement encore des laiteries, des sucreries, des abattoirs. De même, les insecticides, les désherbants, les engrais sont aussi des causes d’altérations des eaux. Les polluants les plus dangereux sont sans doute les détergents, c’est-à-dire ceux qui sont à la base des savons et des lessives modernes, car certains ne sont pas “biodégradables” : autrement dit, ils ne peuvent pas être détruits par les bactéries ; aussi voit-on des mousses peu esthétiques s’accumuler sur les eaux de nos rivières.
Il existe des moyens de purifier les eaux. Des stations d’épuration débarrassent celles-ci des substances polluantes (au moins de la plupart). En France ont été créées des “Agences de bassin” qui perçoivent des redevances chez les industriels pollueurs. Grâce à ces diverses mesures, la pollution des eaux en France a quelque peu régressé.
Pourquoi ne pas créer le même type d’agence à La Réunion ?
Les mers de la planète sont polluées. Le commandant Jacques-Yves Cousteau en son temps l’a déploré. Notre océan Indien n’échappe pas à cette pollution. Ce sont d’abord les hydrocarbures, c’est-à-dire le pétrole et ses dérivés qui sont la menace la plus grande. On estime que 6 millions de tonnes de pétrole sont volontairement rejetées dans les mers par les pétroliers… Et il faut ajouter à cela les collisions, les accidents de puits de pétrole sous-marin, les échouages tel que le roulier “Thor Scan” le 6 août 2005 à Saint-Denis.
Bien d’autres polluants menacent la vie maritime : le déversement des eaux usées et des excréments d’animaux et d’humains. Ainsi, tout dernièrement sur la Commune de Saint-Paul, des mains pollueuses n’ont pas hésité à déverser dans le lagon de Saint-Gilles des excréments, c’est-à-dire de la merde. (Il ne faut pas avoir peur d’employer ce mot, car j’ai entendu une journaliste de télévision, dire le mot : fécal !)
Douze kilomètres de plage polluée ! Les pollueurs ne sont, à ce jour, ni arrêtés ni condamnés. Ils sont un peu plus discrets, mais ils continuent à déverser leurs déchets dans nos mers, nos rivières et nos ravines.
La Commission permanente du Conseil régional en date du 9 août 2005 a adopté unanimement une motion visant à protéger le littoral marin. Le Conseil régional demande l’arrêt de la prolifération de constructions ou d’aménagements illégaux privant ainsi aux Réunionnais l’accès à la mer.
Comment ne pas approuver cette initiative devant les “attentats” permanents à l’environnement dans notre pays ? D’autant plus qu’il est prouvé scientifiquement que les murs sur les plages contribuent fortement à la disparition des plages (Rapport Parc marin du Conseil régional).
Les restaurants situés sur les plages ou encore les paillotes ont certes leur part de responsabilité… mais pourquoi à l’époque des constructions, les lois de la République n’avaient-elles pas été appliquées ?
Pourquoi les textes de la Charte pour l’Environnement qui est inscrite dans le 1er alinéa de la Constitution française ainsi bien au 15ème alinéa de l’article 34 de la Constitution ne sont-ils pas appliqués au département français de La Réunion ? Là, j’en appelle à nos parlementaires !
Les voleurs de poulets sont en prison… les “pollueurs-assassins” sont libres. Pourquoi ?
Nos rivières, nos mers ne doivent pas être une poubelle. On pourra faire toutes les publicités que l’on veut pour faire venir dans “cette île intense” des touristes. Si les touristes Réunionnais ou de l’extérieur, doivent se baigner dans nos mers, entourés de merde ou se promener dans nos montagnes avec nos ravines, nos sentiers couverts de déchets, alors Adieu touriste, adieu “île intense” !
Je lance un appel aux Saint-Pauloises et Saint-Paulois - c’est là où j’habite - et à l’ensemble des Réunionnais, pour mettre, très rapidement, un “Comité de lutte contre les pollueurs” qui détruisent quotidiennement notre pays et qui laissent un avenir sombre à nos enfants d’aujourd’hui et de demain. Ils peuvent me contacter au 0262-24-87-12 ou par email : grahter.saline@wanadoo.fr
Marc Kichenapanaïdou
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Incinérateur : la pollution finale
août 28, 2006
Publié dans l’édition du mardi 9 mai 2006
L’incinérateur est-il un moyen sûr et crédible de régler le problème du traitement des ordures ménagères à La Réunion ? Cette menace écologique, économique et sanitaire va-t-elle être imposée à la population, sans concertation, sans prise en compte des risques, sans qu’un large débat ne permette d’envisager des propositions plus justes pour l’avenir et d’aborder la question de la pollution à l’échelle de l’océan Indien ?
Samedi après-midi, à Saint-Pierre, 200 Réunionnais ont participé à la création d’une Association de Citoyens Contre l’Incinération des Ordures Ménagères à La Réunion. L’ACCIDOM-R est née.
L’opposition contre l’incinération des ordures ménagères à La Réunion se veut avant tout une démarche citoyenne, au-delà des étiquettes politiques. (photo F. L.)
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Épurer pour mieux protéger
août 24, 2006
SOURCE cinor :: Environnement La station d’épuration
Dans le cadre de la compétence environnement, la Cinor a mené une réflexion sur la programmation des équipements en matière d’assainissement, établissant au passage un schéma directeur d’assainissement.
Parmi les équipements attendus figure le projet d’une station d’épuration. Un site a d’ores et déjà été retenu à Sainte-Marie, celui du Grand-Prado.L’eau usée, ainsi traitée dans une usine de dépollution doit être rendue épurée au milieu naturel.
Cet équipement est devenu aujourd’hui indispensable pour faire face aux nombreux risques de contamination des nappes phréatiques destinées à alimenter nos foyers en eau potable ou de contamination des eaux de nos rivières, dans lesquelles se déroulent des activées de pêche, de baignade ou sportives.
Ce schéma repose sur un ensemble d’enjeux:
- la lutte contre l’insalubrité dans les agglomérations
- la protection de l’environnement par rapport aux rejets polluants d’eaux usées
- la volonté d’assurer la continuité du développement économique du territoire aussi bien sur le plan du commerce et de l’industrie que celui du tourisme.
À ce titre, il a été décidé de la construction d’une station intercommunale d’épuration des eaux usées.Rendre à la Terre ce qu’on lui a pris…
Réaliser cet équipement comporte un coût important mais un choix s’est fait entre : «continuer à polluer » et « préserver nos ressources en eaux et notre milieu naturel ».
Les élus de la Cinor se sont engagés dans cette seconde voie dont les principes, dictées dans la loi du 03 janvier 1992 et ses textes subséquents, sont désormais d’application obligatoire.Pour construire un ouvrage de dépollution, il a été nécessaire d’identifier de la manière la plus précise les besoins Plusieurs études ont été lancées à cet effet.
Il s’agit principalement :- D’un diagnostic des réseaux de collecte des eaux usées : ce document a mis à jour les carences de nos réseaux ainsi que les futurs travaux à développer pour récupérer nos eaux polluées.
La création de ces équipements permettra à nos diverses villes, lieux dits et écarts d’être épargnés par différents types de pollution.
Leur développement favorisera l’installation des entreprises artisanales et industrielles sur la zone de la Cinor sans générer de nuisance, perspective indispensable dans le dispositif de la création d’emploi.- De l’élaboration d’un schéma intercommunal des systèmes d’assainissement.
Ce schéma est un document de planification des tâches à réaliser dans tous les secteurs de l’assainissement. Il fait état des investissements futurs, notamment pour ce qui concerne les équipements importants, parmi lesquels on retrouve les stations de traitement des eaux usées, dont celle à vocation intercommunale.
Risques de contamination
Si la Cinor ne construit pas de station d’épuration, elle devra faire face à de nombreux risques qui sont :
La contamination des nappes phréatiques destinées à alimenter nos foyers en eau potable, qui peut ainsi hypothéquer l’utilisation de nos réserves d’eau pendant plusieurs années.La contamination des eaux de nos rivières dans lesquelles se déroulent des activités de pêche, de baignade ou sportives. Ces espaces une fois souillés demanderont plusieurs années avant d’être dépollués et réutilisables.
Améliorer le cadre de vie, préserver l’environnement et lutter contre l’insalubrité sont autant des responsabilités qui désormais incombent à l’ensemble des élus de La Réunion. C’est dans ce contexte que s’inscrit la création d’une usine de traitement des eaux résiduaires intercommunale sur le territoire de la Cinor.UNE STATION D’ÉPURATION, C’EST QUOI ?
Qu’est ce qu’une station d’épuration intercommunale? Une station d’épuration reçoit les eaux usées collectées par le réseau d’égouts.Elle réalise par des procédés physiques ou biologiques, l’élimination de la majeure partie de la pollution contenue dans ces eaux usées, afin de protéger le milieu naturel récepteur.La pollution éliminée est concentrée sous forme de boues qui sont incinérées.
La démarche de création d’une station d’épuration est simple : il s’agit de rendre à la Terre ce que nous lui avons pris. L’eau potable est captée d’une source, traitée, acheminée vers les habitations, et consommée par nos foyers. Il se crée alors une eau usée, qui est collectée, traitée dans une usine de dépollution et rendue épurée au milieu naturel. L’élément qui fait défaut à cette chaîne sur le territoire de la Cinor est l’usine de traitement des eaux résiduaires encore appelée station d’épuration (STEP).Cette bréve est tirée du site de la CINOR. Notons qu’aujourd’hui encore la première commune d’outre mer [saint denis de la Réunion] n’a toujours pas sa station d’épuration.
SOURCE cinor :: Environnement Déchets ménagers, assimilés, spéciaux et carnés
SE DÉBARASSER DE SES DÉCHETS
A chaque déchet une solutionNos déchets ménagers sont si nombreux et variés qu’il est parfois difficile de savoir s’en débarrasser de la manière la plus appropriée. Pourtant, selon les différentes familles de déchets, des solutions pratiques quotidiennes ou occasionnelles sont mises en place.En apprenant à les reconnaître, on se rend compte que certains déchets ménagers comme les emballages et les déchets organiques peuvent être récupérés et valorisés grâce au tri.
D’autres, au contraire, du fait de leur taille, de leur complexité ou de leur nature toxique ne peuvent pas être déposés dans la poubelle habituelle.
Alors, comment gérer ses déchets ou comment s’en débarrasser correctement ? Selon les différentes familles de déchets, des solutions pratiques quotidiennes ou occasionnelles sont mises en place.Les emballages et les journaux- magazines, papiers-cartons
- Ils sont à déposer dans le bac jaune ou dans les déchetteries de Sainte-Clotilde (Tél. 02.62.97.33.32), de la Marine (Tél.02.62.52.39.06), de la Mare (Tél. 02.62.53.03.09) – ouvertes du lundi au samedi : de 7H30 à 18H – et dans la déchetterie de la Montagne (Tél. 02.62.23.63.06) – ouverte du lundi au samedi : de 8H à 17H, le dimanche de 8H à 12H.Les textiles usagés
- Ils sont à déposer dans les déchetteries, ils seront par la suite donnés à des associations caritatives.Les piles usagées
- Considérées comme des déchets spéciaux ou dangereux, car polluants et néfastes pour notre environnement, elles sont à déposer dans les mairies, mairies annexes et écoles élémentaires de Saint-Denis ou dans les déchetteries.
Le Décret n° 99-374 du 12 mai 1999 relatif à la mise sur le marché des piles et accumulateurs et à leur élimination s’applique.Les batteries
- Le Décret n° 99-374 du 12 mai 1999 relatif à la mise sur le marché des piles et accumulateurs et à leur élimination s’applique ;
Considérées comme des déchets spéciaux ou dangereux, car polluants et néfastes pour notre environnement, elles doivent être ramenées au fournisseur de batterie neuve.
L’Association de Traitement des Batteries de la Réunion (ATBR) – Tél. 02.62.41.97.72 – est agréée pour gérer cette filière.
Sinon elles peuvent être déposées dans les déchetteries puis acheminées à La Possession (Société VERDI) pour leur recyclage.Les huiles usagées
- Considérées comme des déchets spéciaux ou dangereux, car polluants et néfastes pour notre environnement, elles sont à déposer dans des bornes spéciales mises en place pour recevoir les huiles “ moteur ” usagées dans les déchetteries ou certaines stations service.
SOVIDENGE en assure la récupération et le prétraitement.Les déblais terreux
- Ces déchets dits « inertes » sont les matériaux de démolition, terres, gravats et sont à évacuer par le producteur dans les centres agréés ou dans les déchetteries pour les particuliers.Les médicaments
Les emballages vides des médicaments et les restes de médicaments sont à ramener dans les pharmacies. En relation avec CYCLAMED, les quelques médicaments réutilisables sont confiés à des associations caritatives et les autres déchets acheminés pour valorisation énergétique.Les déchets infectieux
- Les déchets infectieux et hospitaliers sont traités à la Jamaïque
SNC Point Net Tél : 02.62.29.85.99Ils ne sont acceptés que sous emballage de sécurité agréé, notamment pour le matériel intradermique médical. Un arrêté 3415/DDASS/HYM du 11.10.93 a institué un schéma départemental d’élimination.
Ce service est payant.Les déchets carnés et les cadavres d’animaux
- La collecte des animaux d’élevage (de rente) est organisée par l’Etat – Direction des Services Vétérinaires – Direction de l’Agriculture et de la Forêt – Parc de la Providence – 97488 SAINT DENIS CEDEX – Tél. 02.62.48.61.00 – Fax 02.62.48.61.30.Il est possible de se mettre en relation avec le service d’équarrissage en fonctionnement depuis 1er février 2000. Il concerne les (ou lots de) déchets carnés ou cadavres d’animaux de 40 kg minimum. L’enlèvement est gratuit, se fait du lundi au jeudi de 8 H à 17 H 30, le vendredi de 8 H à 16 H 30 (sauf jours fériés), dans les 24 heures suivant appel au 02.62.27.54.07 (fax 02.62.27.55.47). Cependant il est conseillé de mettre les déchets ou cadavres en limite de voie carrossable.
Cette prestation est assurée par le groupement SICA AUCRE et G.R.D.S.B.R. –Groupement Régional de Défense Sanitaire du Bétail de La Réunion – 96, Route Nationale 3, PK 19 – 97418 LA PLAINE DES CAFRES
N’hesitez pas à les déposer dans les déchetteries, ils pourront servir à des associations caritatives.
Les batteries sont classées comme déchets spéciaux ou dangereux, car polluantes et néfastes pour notre environnement. Elles doivent être déposées dans les déchetteries avant l’acheminement pour leur recyclage.
90 tonnes de batteries usagées saisies
août 23, 2006
[18 août 2006]

Classées parmi les déchets dangereux à retraitement obligatoire et strictement réglementé, 6 000 batteries usagées en partance pour la Malaisie ont été interceptées par les douaniers. Un récupérateur de métaux véreux s’apprêtait à les exporter en douce, dissimulées sous des couches de tôles dans six containers.
Une cargaison de 90 tonnes de batteries usagées entreposées dans six containers a été saisie début août au Port par les services des Douanes. La découverte a été faite par des douaniers au cours d’un contrôle de routine du fret. Considérées comme des déchets
dangereux, puisqu’elles renferment notamment du plomb et de l’acide, ces batteries étaient prêtes à être expédiées en Malaisie par un récupérateur de métaux du département. Ce dernier les avaient déclarées sous la fausse appellation de “pièces détachées automobiles”. Preuve qu’il était parfaitement conscient du caractère illégal de l’opération, il avait fait dissimuler les batteries sous des couches de tôles. A raison d’une tonne pour 70 batteries, ce sont ainsi plus de 6 000 objets qui sont donc placés sous douane.
Les batteries usagées doivent, depuis 1999, faire l’objet d’une procédure spécifique, sur le principe de l’échange d’une neuve contre une usagée. A La Réunion, il n’existe pas de structure de retraitement. Les batteries doivent donc être réexportées vers la métropole selon une procédure très stricte. Ce type de marchandises très polluantes pour l’environnement ne peut être exporté qu’en vertu d’une autorisation spéciale délivrée par la Drire (Direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement).
Dans l’île, depuis 2001, c’est l’Association de traitement des batteries de La Réunion (ATBR) qui est chargée, pour le compte des principaux importateurs de ces équipements, de les collecter et de les stocker dans un site à Sainte-Marie. Là, elles sont conditionnées en vue de leur acheminement par la SNTM vers le centre de retraitement de Metal Europe, dans la région de Dunkerque. Selon la réglementation en vigueur, le passage des batteries par certains pays est interdit. Il s’agit des nations n’ayant pas signé les accords internationaux de retraitement des déchets dangereux, notamment la convention de Bâle. En pratique, l’exportation n’est admise que dans les pays de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), dont n’est pas membre la Malaisie. L’ATBR, qui fédère près de 80 % des importateurs de batteries, traite annuellement entre 1 300 tonnes (2003) et 1 600 tonnes (2005) de batteries usagées. C’est elle qui devra prendre en charge la cargaison saisie qui, pour le moment, reste bloquée par la douane.
Nul doute que l’addition qui sera présentée au récupérateur véreux par l’administration des Douanes sera salée. Sans présumer des éventuelles poursuites judiciaires.
SOURCE CLICANOO.COM D.V.
