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À
l’heure où le devenir écologique de notre planète est une priorité
mondiale, Max Dézier offre enfin une solution à pollution zéro pour
l’environnement, tout en permettant à chaque pays l’autonomie dans la
gestion et la revalorisation de ses déchets. Cette technologie
est, selon son inventeur, de moindre coût, si on la compare à
l’incinérateur qui, en plus de coûter cher, laisse s’échapper une
quantité non négligeable de gaz toxiques dans l’atmosphère. Le procédé
mis en place par le scientifique français consiste à incorporer aux
déchets ménagers préalablement triés et broyés, de la boue et de la
graisse de stations d’épuration. L’adjonction d’un adjuvant
réactif liquide permet d’opérer, sur les déchets, une déshydratation et
un blocage des métaux lourds, ainsi que le traitement des ammoniaques.
Ce mélange crée une réaction physico-chimique naturelle, pouvant
atteindre 250 à 300 degrés, sans lumière et sans oxygène, et ce en 20
minutes.
Un combustible pour les cimentiers
Après
un second broyage et une seconde granulométrie, on obtient au bout de 4
heures un produit solide, hydrophobe et inerte, le Calcior. Sa
technique serait en quelque sorte “un compostage accéléré”.
Si le compostage biologique prend entre 15 à 16 semaines pour donner le
produit valorisé, il ne faut qu’une journée pour obtenir le Calcior,
qui a pour avantage reconnu de développer et recycler 100% des déchets
traités. Plus que les déchets ménagers, cette technique
permettrait de valoriser également les déchets industriels assimilés,
les boues communales et industrielles, les déjections animales et
fientes de poules, ainsi que les lisiers de canards et de porcs.
Le produit Calcior servirait aux cimentiers comme combustible. Il peut
être également utilisé dans les remblais routiers et pourrait même
servir à la construction de pavés auto-bloquants, de dalles de
terrasse, cloisons, etc. Autant dire que
l’inventeur de cette nouveauté en matière de traitement et de
valorisation des déchets vient de faire une révolution. À l’heure
d’aujourd’hui, plusieurs pays ont investi dans les usines Calcior, dont
la Chine, l’Espagne, l’Italie (Sardaigne), le Liban, l’Algérie, la
Grèce. Et c’est pour son coût plus que raisonnable que ceux-ci
ont fait ce choix. En effet, pour produire du Calcior, il suffit de
deux choses : de l’électricité (ou le soleil) et du réactif. Ce
réactif physico-chimique est produit à partir de la chaux, et donc de
calcaire, qui existe partout dans le monde. On peut le produire sur
place. Le coût de production du Calcior est de 35 euros la tonne,
contre 120 euros pour le traitement en incinérateur.
Usine clés en main ou unité mobile
De
plus, une usine Calcior est caractérisée par sa simplicité
d’installation. Une unité de traitement nécessite en moyenne un
bâtiment industriel de 2.500 mètres carrés sur un terrain de 10.000
mètres carrés, selon son inventeur. L’étude technique préalable à la
mise en place de l’unité est réalisée par l’équipe Calcior, qui œuvre
pour fournir une usine clés en main en moins d’un an, pour un coût
avoisinant les 5 millions d’euros. Le procédé offre aussi la
possibilité d’une unité mobile, pour 3,5 millions d’euros… une façon
inédite de fermer les décharges. Aujourd’hui et demain, Max Dézier doit
présenter son invention aux deux collectivités locales.
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